Les fleurs rehaussent l’humeur, la mémoire et le réseautage social des personnes âgées

Une étude de Rutgers établit un lien entre les fleurs et le bien-être des personnes âgées

Flowers make Seniors Happy - Montreal Florist TerrafoliaÀ tous les jours, la population américaine vieillissante et grandissante, comptant déjà 40 millions d’individus, fait face aux défis du vieillissement dont la dépression, la perte de mémoire et le retrait social. En tant que nation préoccupée, nous explorons continuellement de nouvelles façons pour amoindrir et apaiser leurs anxiétés quotidiennes.

Récemment, des chercheurs à l’université Rutgers à New Jersey ont fait paraître les résultats d’une étude behavioriste de six mois sur les effets des fleurs sur la santé des personnes âgées. L’étude démontre que les fleurs réduisent la dépression, inspirent le réseautage personnel et rafraîchissent la mémoire alors que nous vieillissons.

« Les résultats sont significatifs parce qu’alors que notre nation vieillit et que la vie devient de plus en plus stressante, nous recherchons des méthodes simples et naturelles de rehausser notre qualité de vie et celles de nos parents vieillissants aussi, » a dit la Dr. Jeannette Haviland-Jones, professeure de psychologie et directrice du laboratoire de développement humain à l’université Rutgers. « Maintenant, une solution simple s’offre à nous et elle est sous notre nez. »

Cette recherche fait suite à une étude menée en 2000 qui établit un lien entre les fleurs et un niveau plus élevé de bonheur et de satisfaction de vivre chez les femmes. En 2001, Rutgers s’est proposé d’explorer les effets que les fleurs pouvaient avoir sur les personnes âgées qui connaissent des changements importants au niveau de leurs conditions de vie.

 

La prévention dans un bourgeon et non une bouteille

Plus de 100 personnes âgées ont participé à l’étude de recherche de Rutgers dans laquelle certaines ont reçu des fleurs et d’autres non. Les résultats ont démontré comment les réseaux de soutien offerts par la nature aident les personnes âgées à faire face aux défis du vieillissement. Les résultats sont comme suit:

  1. Les fleurs atténuent la dépression. Les participants à l’étude ont démontré un « taux » de bonheur et d’humeur positive nettement plus élevé en présence de fleurs.
  2. Les fleurs rafraîchissent la mémoire récente. Les personnes âgées ont mieux réussi aux tâches de mémoire quotidiennes et ont bénéficié d’un enrichissement des souvenirs personnels en présence de fleurs.
  3. Les fleurs encouragent la camaraderie. Les personnes âgées qui ont reçu des fleurs se sont réengagées auprès de membres de leur communauté et ont élargi leurs contacts sociaux pour comprendre plus de voisins, de soutien religieux et même de personnel médical.

« Notre instinct nous dit que les fleurs nous sont bénéfiques mais leurs effets sur les personnes âgées sont particulièrement profonds, même surprenants, » a dit Haviland-Jones

 

De nouvelles preuves surgissent

Plus spécifiquement, 81 pour cent des personnes âgées qui ont participé à l’étude ont rapporté une diminution de leur dépression suite à la réception de fleurs. Quarante pour cent des personnes âgées ont rapporté avoir élargi leur réseau social au-delà de leur cercle habituel de famille et d’amis proches. Et 72 pour cent des personnes âgées qui ont reçu des fleurs ont mieux réussi sur des tests de mémoire que celles qui n’en avaient pas reçues.

« Les personnes plus heureuses vivent plus longtemps et en meilleure santé et elles sont plus réceptives au changement, » a dit Haviland-Jones. « Nos recherches démontrent qu’une petite dose de nature, telle les fleurs, peut faire beaucoup de bien et contribuer grandement à notre bien-être alors que nous vieillissons. »

 

Expérience professionnelle

L’étude sur les fleurs et les personnes âgées (2001) est le deuxième projet d’étude floral mené par Jeannette Haviland-Jones, Ph.D., professeure de psychologie, chef de projet, laboratoire de développement humain à l’université Rutgers. Dr. Haviland-Jones est psychologue et une autorité internationale reconnue en matière du rôle du développement émotionnel dans le comportement humain et les signaux et réponses/réactions émotionnels non verbaux. En 2000, Haviland-Jones a complété la première phase de sa recherche sur l’impact émotionnel des fleurs sur les femmes. La Société des fleuristes américains a travaillé en coopération avec l’équipe de recherche de Rutgers qui a contribué son expertise en matière de fleurs au projet.

Cliquez ici pour plus de détails sur la méthodologie de recherche.